Dans mes rencontres avec des rueillois sur les marchés, lors de réunions d'appartement ou dans des manifestations organisées par des associations locales, plusieurs d'entre eux me posent des question. C'est évidemment une bonne occasion et je m'y prête bien volontiers.
Question : pourquoi n'êtes-vous plus adjoint au maire.
Réponse : Quelques semaines après les élections municipales dernières j'ai démissionné de mes fonctions au sein du conseil municipal. Je l'ai fait, et je l'ai dit autour de moi, parce que les engagements que nous avons pris, Patrick Ollier et tous les membres de l'équipe municipale lors de la campagne et par écrit, n'ont pas été respectés.
Nous devions procéder à « une légère adaptation des taux des impôts communaux » et en fait le maire et son premier adjoint délégué aux finances ont proposé et fait voter pour l’année 2008 une augmentation de 11,5 % de la taxe d'habitation et de la taxe foncière, et de près de 15 % de la taxe professionnelle.
C’était un grave manquement aux engagements et je ne pouvais plus continuer à apporter ma collaboration et ma caution. Plutôt que de siéger dans l'opposition j'ai estimé plus honnête de démissionner du conseil municipal, d'en faire connaître les raisons et de me consacrer à 100 % à mes fonctions au conseil général.
Je rappelle, par différence, que durant tout le mandat de M. Baumel dont j'ai été l'adjoint, puis le premier adjoint, nous sommes parvenus à ne pas augmenter le poids de la fiscalité communale. J'ai fait de même au conseil général en tant que vice-président chargé du budget et des finances départementales. Ces 10 dernières années l'augmentation du taux de la taxe d'habitation et de celui de la taxe foncière a été de l'ordre de 1 % en moyenne chaque année.
Lorsque nous comparons le poids des impôts départementaux dans le « 92 » à celui des autres départements nous sommes très en dessous et notamment à près de la moitié de ce qu'il en est dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.
J'ai toujours affirmé que nous devions agir pour ne pas amputer le pouvoir d'achat de nos administrés et je me suis fait un devoir d'en convaincre mes collègues.
Les résultats sont là pour ce qui est des impôts de notre département des Hauts-de-Seine. Je m’y suis consacré en permanence et j’entends poursuivre. C’est la raison pour laquelle je suis candidat à l’élection cantonale du 20 mars prochain.
Q . Vous dites que votre expérience servira à mettre en place des actions du futur. Que va-t-il se passer ces trois prochaines années ?
R. Le prochain mandat des conseillers généraux est tout à fait exceptionnel.
Il ne durera que trois ans puisque la réforme territoriale qui vient d'être votée s'appliquera à partir de 2014.
Il n’y aura plus de conseillers généraux ni de conseillers régionaux. En 2014 ce sont les conseillers territoriaux qui seront chargés des affaires de leur département et de la région. La réforme sera prochainement complétée par une nouvelle loi qui dressera d’une manière restrictive la liste des compétences des départements et des régions .Il faut le savoir :cette réforme limitera leurs possibilités de financement en ce qui concerne les travaux et autres équipements prévus ces prochaines années.
Il est donc important que les 36 mois qui viennent permettent d'engager et de réaliser tous les projets qui sont au point et qui intéressent les rueillois. Je cite les travaux d'élargissement et d'aménagement du boulevard Solferino, l'agrandissement et la modernisation du collège Marcel Pagnol, la protection contre les inondations du centre-ville par un nouveau collecteur qui sera installé rue Danton et qui ne devrait gêner aucunement ni les automobilistes ni les riverains puisque nous utiliserons un tunnelier.
Je pourrais également vous dire que j'accorde une priorité toute particulière aux études que nous menons pour faire des deux anciennes routes nationales (l'avenue Paul Doumer et l’avenue de Colmar) des routes mieux aménagées et plus protectrices de la tranquillité et de l'environnement des riverains, sans oublier le rééquilibrage entre le trafic de transit et le trafic intérieur. Par exemple, l’accès à la gare du RER pour les automobilistes habitant le plateau- Mont Valérien qui sont pénalisés par la priorité donnée à l’écoulement du trafic extérieur venant de Chatou ou de Bougival sur l’ancienne RN 13.
Voilà des objectifs qui me paraissent importants et prioritaires et que nous sommes en mesure d'atteindre durant ces 36 prochains mois à condition naturellement que le conseil général bénéficie du concours de conseillers généraux compétents, expérimentés et capables de transformer ces projets « sur les rails » en des réalisations.
…Ce qui ne sera pas à la portée de tout le monde, j’en suis convaincu ! D’où l’intérêt de voter pour des candidats ayant déjà fait leurs preuves.
Q. le mot « utile » apparaît sur certains tracts et documents distribués sur les marchés. Que faut-il entendre par ce terme ?
R. Je ne sais que vous répondre. Selon moi, on ne peut être et on ne doit être candidat à cette prochaine élection qu'à la condition d'être convaincu et persuadé que l'on peut soi-même être utile aux autres et à la collectivité départementale.
L'utilité c'est d'abord la compétence, c'est la connaissance du terrain, c'est l'écoute des rueillois, c'est la disponibilité et c'est aussi la référence à ce que l'on a déjà fait lorsque l'on exerce ou que l'on a exercé d'autres fonctions.
Administrateur territorial de profession, j'ai été choisi par Jacques Baumel pour exercer à ses côtés les fonctions importantes de Secrétaire général de la ville de Rueil avant d’être son adjoint aux finances en tant qu’élu municipal. J'ai ensuite été chargé de la formation des personnels des communes, des départements et des régions ainsi que des offices HLM en tant que directeur régional de l'établissement public qui en a reçu la mission.
Je suis conseiller général des Hauts de Seine depuis 1992.
J’ai été délégué par Charles Pasqua puis par Nicolas Sarkozy et enfin par Patrick Devedjian dans les fonctions de vice-président en charge des
finances et de rapporteur général d'un budget de 1,7milliard d'euros. C’est une référence à laquelle j’attache de la valeur et elle me
semble être une preuve d’utilité reconnue par des hommes qui exercent ou ont exercé de hautes
responsabilités !
A mes yeux, en effet, c’est une appréciation partagée à des époques différentes par des personnalités éminemment capables de porter des jugements éclairés et exigeants !
Aussi, pour répondre à votre question, ai-je personnellement le sentiment d'avoir été utile au département des Hauts-de-Seine et je le dis avec la conviction d'avoir fait cette démonstration depuis que je suis au service de la ville Rueil et des altoséquanais.
Les électeurs doivent y réfléchir à deux fois.
Il ne suffit pas d'affirmer et d'utiliser un slogan qui ne veut rien dire mais de démontrer ce que l'on a fait et ce que l’on est capable de faire. La réponse ne passe pas par des mots mais par des preuves et par des actes. Sur ce plan-là je me sens très à l'aise et je fais confiance au bon sens des électeurs rueillois qui me connaissent depuis longtemps et qui peuvent juger sur pièces et non pas selon des annonces qui n'engagent que ceux qui les affirment sans rien prouver. Le prochain mandat 2011/2014 ne correspond pas à un stage de formation pour de nouveaux élus ayant encore beaucoup à apprendre. Ce sera un mandat exceptionnel ne permettant aucun temps mort ni période d’adaptation.



