Jeudi 31 mars 2011
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Le Conseil Général a élu son Président et ses vice-présidents le jeudi 31 mars.
Patrick Devedjian a été réélu dans cette fonction qu'il occupait avant le récent renouvellement partiel ( les 20 et 27 mars ) de l'Assemblée départementale.
Voici le discours que j'ai prononcé au moment de l'installation du Conseil général ce 31 mars.
Mes chers collègues,
J'ouvre cette première session d'un conseil général renouvelé, et je le fais avec une sincère gravité.
Vous êtes, nous sommes, les 45 derniers conseillers généraux des Hauts de Seine. La réforme territoriale que je ne fais
que citer sans le moindre commentaire aujourd'hui, fera que ce mandat qui commence est et sera exceptionnel.
Elle nous place devant deux défis nouveaux à relever
ensemble :
-- celui du temps,
-- celui des moyens.
Ce mandat aura en effet une durée de trois ans seulement.
Il clôturera un cycle qui a été riche de progrès, de réussites et d’affirmation du rôle majeur de notre Assemblée
départementale, pilier de la démocratie locale.
36 mois et pas un jour de plus pour poursuivre l'action, pour mener à bien tous les projets en cours, pour répondre
comme nous l'avons toujours fait ici aux besoins et aux attentes de tous nos concitoyens.
Il n'y aura pas de temps à perdre et nous aurons besoin pour y parvenir de la participation de chacun. En privilégiant
constamment l'intérêt général, la mobilisation de toutes les intelligences, une écoute objective, un respect mutuel et permanent.
Ce mandat sera aussi placé sous le signe du partage et de l'application de la péréquation qui affaiblira les ressources,
les moyens financiers et l’autonomie fiscale du département.
Qu'il s'agisse des effets de la réforme de la taxe professionnelle ou du nouveau dispositif de répartition du produit
des droits de mutation, deux recettes qui ont permis à notre Conseil général de transformer les Hauts de Seine et d'en faire un département dont la réussite et l’efficacité sont partout
enviées.
Nous devrons faire autrement. Dépenser moins en dépensant mieux. Nous y parviendrons parce que nous le voulons et que
nous le devons aux alto séquanais que nous représentons.
Nous savons que nous pouvons compter pour y parvenir sur la collaboration d’un Personnel départemental constituant une
extraordinaire ressource dont l'implication et le sens du service public ainsi que l'attachement à notre collectivité départementale sont unanimement reconnus
Permettez-moi d'ajouter un mot personnel sur l'abstention qui a marqué le scrutin des 20 et 27 mars.
Cette abstention est, que nous le voulions ou non, un signe d’échec sur le plan de l'information et de la communication.
Les médias, tous les médias, y sont pour beaucoup, certes… mais nous aussi. Nous n'avons pas fait suffisamment savoir et connaître les décisions du Conseil général en ce qui concerne les
différentes politiques départementales au bon sens du terme, les grands travaux engagés ici et là, les nouveaux moyens de transports collectifs dont les Hauts de Seine ont été les éléments
déclencheurs, la protection de l’environnement dans tout le « 92 », les arbitrages difficiles et les priorités partagées.
Les départements sont devenus depuis la décentralisation l'équivalent de « super communes ». Ils jouent
partout un rôle majeur et quotidien dans la qualité de vie de chacun de nos concitoyens.
Cependant six électeurs sur dix paraissent tout en ignorer puisqu’ils n’ont pas participé par leur vote à cette
consultation !
Voilà un chantier à ouvrir. Non pas sur le plan de la propagande mais sur celui d'une information au service de
l’instruction civique.
J'ai personnellement décidé de créer dans ma ville un « conseil
cantonal », lieu et moyen d'échanges, de concertation et de participation. Avec l’objectif et l’espoir que le Conseil général soit reconnu comme l’équivalent d’un « super conseil
municipal », partenaire n°1 des 36 communes et des intercommunalités d’un département dont nos
grands anciens ont su faire en une quarantaine d’années une réussite collective et exemplaire.
Je souhaite dans l’accomplissement de ce court mandat qui commence aujourd’hui que chacune et chacun apporte sa
contribution personnelle à la poursuite de cette réussite. En mesurant bien que nous en avons à la fois la responsabilité et le devoir. C’est, selon
moi, la contre partie de notre élection et ce que les électeurs attendent de nous.
Nous qui devons préparer les Hauts de Seine aux enjeux et aux perspectives
d’une réforme dont la dernière page ne sera écrite que lorsque le Parlement se sera prononcé sur les compétences qui seront celles des départements et des régions à partir de 2014.