Après un assez long silence je reprends la mise à jour de mon blog.
Je vais, à la rentrée, lui donner une présentation différente, plus agréable et plus vivante.
Les lecteurs peuvent également accéder au site www.jeanclaudecaron.com et un bulletin trimestriel sera distribué
dans les boîtes aux lettres de 35 000 rueillois à partir d'octobre. Je vais aussi organiser à partir de la rentrée des réunions d'information et d'échanges.
Mais la nouveauté ce sera surtour la création du CONSEIL CONSULTATIF CANTONAL évoqué durant la campagne des élections cantonales.
Ce conseil je l'ai décrit à l'occasion d'une première réunion sur invitation qui s'est tenue à l'hôtel du Département le 15 juin dernier.
Je reproduis le texte intégral de mon discours et j'invite tous les rueillois intéressés à prendre contact avec moi à ce sujet.
On peut m'écrire ou téléphoner en Mairie ( 01 47 32 65 05) ou au Consei général (01 47 29 36 27) pour prendre rendez-vous avant le 10 juillet.
Le texte
intégral de mon discours du 15 juin 2011
(présentation du Conseil Consultatif Cantonal par JC Caron)
.
La réunion d'aujourd'hui est le prolongement de la déclaration que j'ai faite au cours de la campagne des élections des 20 et 27
mars dernier en indiquant mon intention de créer un conseil cantonal.
Cette annonce a suscité des réactions positives, dont la vôtre. J’y donne une suite et nous allons ensemble y
travailler.
Je voudrais vous dire d'emblée que cette idée m'est venue après la création d'un tel conseil à Boulogne-Billancourt
par Francis Choisel, mon ancien collègue au Conseil général. J'en avais d'ailleurs fait part à Patrick Ollier en 2004, et il m'avait encouragé à
faire de même à Rueil, ce que je n'ai pas pu réaliser à l'époque.
Aujourd'hui le contexte n'est plus le même et je pense que le moment est venu de traduire cette intention en une
décision.
Chacun de vous pourra s'exprimer à l'issue de la présentation que je vais vous en faire sous la forme de cinq
volets :
· 1° un Conseil consultatif cantonal pour quel objet, quel rôle, quels objectifs ?
· 2° sa composition, son statut et son mode de fonctionnement.
· 3° ses moyens, lesquels seront réduits à leur plus simple expression ; ils seront ceux que chacun de ses membres lui
apportera,
· 4° la traduction concrète de son existence et de ses travaux en termes de propositions et de communication.
· 5° les suites que nous donnerons à la réunion d'aujourd'hui dès la rentrée de septembre par des décisions et de l'action.
Notamment en ce qui concerne les sujets que nous étudierons en vue de nos premières démarches.
... avec une exception liée à l'urgence à s'exprimer dès
maintenant à l'égard de la révision en cours du plan local d'urbanisme de Rueil.
1° son objet, son rôle, ses objectifs.
Ce conseil cantonal sera ce que nous en ferons. Tout est à imaginer et à acter.
Nous pourrons nous inspirer de l’exemple des conseils de quartier qu'une loi de 2002 a inscrits parmi les instances
consultatives des communes. Déjà ils existaient à Rueil à l'initiative de Jacques Baumel qui en avait fait des conseils de villages.
Conseil consultatif, il n'aura aucun pouvoir et il lui reviendra de démontrer sa capacité à exprimer auprès de la
Municipalité, du Conseil général, des autorités, des administrations et des grands services publics les attentes des rueillois. Sous la condition de demeurer en toutes circonstances conforme à
l’intérêt général et à une objectivité sans faille.
Nous ne serons dépendants de personne. Ni d’un parti ni d’un groupement quelconque ou d’un quartier ou d’une
catégorie de rueillois.
Ses membres s'exprimeront à l'égard de tout ce qui fait la qualité de
vie à travers les services publics. De tous les services publics. De ceux qui dépendent de la municipalité ou de l’éducation nationale, de
la Ratp ou bien encore de la poste ou des services de santé, pour m’en tenir à quelques exemples. Egalement des questions de circulation, de
déplacement et de sécurité. Y compris naturellement l’emploi et l’économie locale…ainsi que les impôts communaux, intercommunaux, départementaux.
De même pour le cadre de vie. Les sujets d'environnement,
d'urbanisme, de grands projets d'aménagement et de développement de Rueil nous intéresseront. Ce qui étendra nos réflexions et propositions au-delà des limites communales. Je fais
allusion à ce qui relève de la communauté formée de Suresnes, Nanterre et notre ville. Mais aussi du territoire départemental et même de la région de
l’Ile de France. Cela du fait de la réforme territoriale qui s’applique en partie depuis une première loi du 16 décembre dernier.
Tant en ce qui concerne le présent que pour le futur. L’avenir de notre ville et des projets conçus ou envisagés à
plus ou moins long terme seront également au cœur de nos travaux.
Si je résume je dirai que tout ce qui porte sur notre quotidien et notre proximité constituera un thème que nous
pourrons prendre en compte pour formuler des préconisations, émettre des avis, exprimer des critiques à condition qu’elles soient assorties de contre-propositions, et pour engager des actions et
des démarches auprès des autorités en charge.
Vous le voyez ce périmètre est très étendu et son contenu est très diversifié.
À nous de faire la part des choses, de demeurer très concrets et toujours en phase avec les attentes des rueillois et le souci
d’exprimer des propositions qui soient argumentées, partagées et pertinentes. En faisant un tri entre le principal et l’accessoire, le général et le particulier, l’important et le secondaire, le
collectif et l’individuel.
2° sa composition, son statut et son mode de fonctionnement.
Aujourd'hui un peu plus de 30 personnes se sont manifestées ; la plupart l’ont fait durant la campagne
électorale ou dès son lendemain. Plusieurs d'entre elles n'ont pu venir ici pour des raisons professionnelles, à l'occasion de cette première séance.
Prochainement nous ferons connaître aux rueillois la création de ce Conseil cantonal et j'ai tout lieu de penser que
d'autres nous rejoindront vraisemblablement.
Au total, je pense qu'une quarantaine de personnes serait le bon chiffre mais je n'ai pas d'idée définitive.
Il s'agira de membres se déclarant «en connaissance de cause et de projet» concernés par nos intentions, notre
démarche et leur portée, et par notre indépendance mais aussi par la contre-partie de leur participation, à savoir ce dont chacun sera personnellement redevable envers le groupe.
Tous devront en effet s’engager à apporter leur concours et leurs avis et propositions sous des formes différentes
mais toujours en rapport avec l'objet de ce conseil consultatif et de ses objectifs.
Notre richesse dépendra de la complémentarité ainsi que de l'implication et de l'apport de ses membres.
- peut-être faudra-t-il formaliser et préciser par une sorte de «cahier des charges» ce que je viens de décrire
synthétiquement ? Nous en reparlerons. Je ferai des propositions en septembre.
- faudra-t-il lui donner une existence administrative sous la forme de la création d'une association de la loi de 1901 ? Nous
nous poserons la question.
De même pour son organisation qui reposera sur un petit groupe permanent chargé de préparer les réunions, d'assurer le suivi
et de concrétiser nos prises de position en accomplissant des interventions ainsi que des démarches administratives, quel que soit le statut de ce Conseil. J’animerai personnellement ce groupe
permanent.
Je proposerai qu'il fonctionne sous deux formes :
A - des groupes
de travail.
Nous avons pensé en créer cinq, à savoir :
- les questions de qualité de vie et notamment les services que j'ai déjà décrits. En particulier ce qui a trait à
l’éducation et à l’avenir de nos jeunes, ainsi que la sécurité qui constitue un droit pour chacun.
- le cadre de vie et l'environnement, ce qui recouvre l’urbanisme,
- l'emploi et l'économie,
- les questions financières et de fiscalité locale,
- l'information et la communication (ce groupe aura une composition et un
rôle différents des autres).
Ces groupes fonctionneront et se réuniront à l’initiative de celles et de ceux qui les animeront.
B - une
assemblée générale plénière convoquée trimestriellement pour rendre compte, pour partager, pour
faire vivre et pour donner une suite aux travaux et propositions de chacun de ces groupes.
J’insiste sur cette présentation qui se veut «non aboutie».
C'est ensemble que nous en déciderons et nous le ferons sur ma proposition, par petites touches et par
étapes.
3° les moyens de ce Conseil.
Le Conseil consultatif cantonal ne disposera d'aucun personnel, d'aucun local, d'aucun matériel, d'aucun crédit. C’est
clair !
Il devra fonctionner, étudier, produire, proposer, agir et «exister» sans moyens financiers ni supports de quelle
que nature que ce soit ! C'est dire que je tiens aujourd’hui à éviter tout malentendu.
Naturellement, je pourrai demander et bénéficier de temps à autre de la mise à disposition par la mairie de salles.
Nous pourrons aussi nous réunir ici mais uniquement un jour de semaine et avant 18 heures.
Il me sera possible de solliciter de la documentation ou des dossiers et des études auprès des fonctionnaires avec lesquels je travaille
au Conseil général.
Je pourrai également organiser l'audition de cadres départementaux et d’élus. Ou leur poser des questions par écrit.
À eux et à d'autres personnalités et services.
Conseiller général, je serai en capacité de demander à ce titre et pour le compte du Conseil cantonal un rendez-vous
au Président de l'Assemblée départementale ou au Maire de Rueil ou bien encore auprès des représentants de la RATP ou du STIF, afin de remettre des
propositions ou des avis, par exemple mais je le ferai en tant que solliciteur et non pas d'autorité exerçant un pouvoir ou une représentation officielle.
C'est dire que tout dépendra de nous et du crédit qui nous sera reconnu «sur pièces», selon ce que nous serons
parvenus à faire et dont nous serons crédités.
En effet, ce Conseil consultatif deviendra ce que ses membres en feront. Sa réussite à travers sa «production»
reposera sur nous et pas sur les autres. Je me garderai bien aujourd'hui de ne pas vous le rappeler et d'y insister.
4° la méthode et la portée de nos travaux.
Le Conseil doit se donner pour mission de s'intéresser à tous les sujets qui concernent, préoccupent et influent sur
la qualité et le cadre de vie des rueillois. Je ne reviens pas sur ce qui déjà été décrit plus haut. Cela par des avis, des préconisations, des propositions, des critiques.
C'est dire que nous existerons à travers nos écrits et nos démarches.
Après avoir constitué lesdits groupes de travail en listant leur champ de compétences (qui pourra être enrichi au
fur et à mesure de leurs réunions) nous devrons arrêter la méthode et les moyens de coordonner réflexions, travaux et priorités.
L'objectif sera de ne pas nous complaire dans des discussions stériles qui s’éloigneraient de deux caractéristiques dont nous
ferons la spécificité de ce Conseil :
- nous exprimer par rapport à des éléments très concrets, proches de ce que les rueillois en pensent, en disent, en
déplorent mais à condition d'aller au-delà du superficiel (j’élimine de nos sources de réflexion ce qui émanera des «yaka» et des «fauquon»). Nous ne devrons pas être des «suiveurs». Nous irons
en amont et en aval de tous les sujets débattus.
Nous travaillerons aussi sur des thèmes non encore abordés «par les autres» et pas nécessairement d'actualité. Afin d'anticiper, d'avoir
un «coup d'avance», de ne pas être influencés par les décisions déjà prises par la municipalité ou par telle autre autorité. Pour, au contraire, être à l'origine d’idées nouvelles, de
préconisations innovantes et de propositions sortant des sentiers battus sans pour autant en faire la marque de toutes nos prises de position.
Je n'en dis pas plus. Nos ordres du jour seront arrêtés ensemble et toutes les suggestions seront mises en
discussion afin de retenir collectivement celles qui constitueront le sommaire des questions soumises aux membres des cinq groupes.
Le but sera de demeurer pragmatiques, concrets, réalistes et proches de nos compatriotes et de leur quotidien ainsi
que de l'avenir de notre ville. En demeurant fidèles à l’esprit qui préside à cette création originale.
Nous existerons à travers les conclusions tirées de nos réunions et assemblées générales. Sans tabou ni idées préconçues. Mais nous ne
serons reconnus qu’à la condition d'être considérés comme crédibles, pertinents et représentatifs de l'intérêt général. En prenant le risque parfois d'être à contre-courant lorsque nous aurons de
bonnes raisons de choisir cette voie et de refuser la routine et la facilité !
C'est dire que l'information, l’argumentation et la communication seront des auxiliaires indispensables et à privilégier. A nous d'en faire des éléments marquants de ce Conseil qui va soulever beaucoup d’interrogations et une attention soutenue (et pas forcément bienveillante) de
la part de ceux qui déjà nous observent.
La création du Conseil Consultatif Cantonal sera accompagnée de la création d’un site internet qui lui sera dédié. Pour informer mais
aussi pour servir de trait d’union entre ses membres. C’est important.
5° la suite à donner à cette réunion.
Je viens de décrire mes intentions et ce que je voudrais faire avec vous. Chacun est maintenant invité à
s'exprimer.
J'y insiste. Ce n'est qu'en septembre que nous tiendrons une assemblée constitutive de la création de ce Conseil
cantonal. Après que d'autres en aient appris l’intention et que certains d'entre eux nous aient rejoints.
î D'ici-là je vous invite à y réfléchir et à vous exprimer par écrit à l'égard de tous les points
de mon intervention (Jean-Claude CARON en Mairie de Rueil-Malmaison 92501 cedex ou caron.jc@voila.fr).
Sur les buts et sur les objectifs, la méthode et la constitution de cinq groupes de travail, sur le statut,
l'organisation, le fonctionnement, etc.
Faites-le par écrit, aussi synthétiquement que possible. Vous
attachant à ce qui vous paraît essentiel.
En indiquant aussi le choix du groupe de travail que vous rejoindrez si vous nous faites l'amitié de donner suite à
cette réunion d'aujourd'hui (en faisant référence à vos compétences et à votre expérience par rapport au groupe choisi).
Avant le 1er juillet je transmettrai à chacune et à chacun ayant mentionné sur les feuilles en distribution ses coordonnées, des
commentaires sur la réunion d’aujourd’hui et une fiche à me retourner en Mairie ou au Conseil Général, à Nanterre. De même pour les «excusés» dont je possède les noms et adresses.
Je répète que l’information que nous allons diffuser dans Rueil avant les vacances aura peut-être pour résultat de
susciter des inscriptions autres que les vôtres. Sachez que je souhaite ne pas aller au-delà de 45 personnes, au maximum.
L’urgence et la priorité d’ici la
rentrée.
J’ai dit qu'il y avait un thème présentant un caractère de grande urgence. Il s'agit de la révision du plan local d'urbanisme de Rueil qui se déroule actuellement.
Quoique le temps nous soit compté, il serait opportun de s'exprimer à son égard. Et de le faire par écrit sur le
registre de l'enquête ou par une lettre au commissaire enquêteur. À condition d’agir dès maintenant et avant le 9 juillet. On peut écrire au commissaire enquêteur, M. Briend, en Mairie de Rueil
ou se déplacer en Mairie afin de consulter le dossier et de faire connaître ses observations sur le registre d’enquête.
Personnellement je le ferai en donnant la copie du courrier que j’ai adressé au Maire sur un sujet de grande actualité qui est l’une des
composantes du PLU. Je lui ai déclaré que l’édification d’un immeuble de très grande hauteur à proximité du pont de Chatou est à mes yeux un projet nécessitant une étude d’impact et, le cas
échéant, la consultation par référendum des rueillois. La circulation dans le secteur est saturée et le RER ne suffit plus au transport des actuels
voyageurs. Un apport de 3 000 personnes travaillant dans cet immeuble rendrait la situation impossible, me semble-t-il. D’où la demande d’une étude d’impact avant toute décision. Je ne
m’exprime aujourd’hui que sur ces deux éléments, la circulation et les transports.
Je demande instamment à celles et ceux qui se déclareront intéressés par ce thème de l’urbanisme de se faire
connaître de moi dès cette semaine. J'écrirai aussi à ceux qui se sont excusés afin de pouvoir
réunir dans les 10 ou 12 jours le premier groupe de travail qui fonctionnera sur cette question éminemment importante de la révision du document d'urbanisme de notre ville. D’ici-là vous
êtes tous invités à venir consulter le dossier de révision du PLU et à nous dire ce que vous en pensez.
15 juin 2011 J.C. CARON