Le C.C.C. a pris la suite et le relais de « Rueil d'abord ».
Le vendredi 3 février dernier j’ai réuni plus d’une centaine de rueillois (110,précisément) pour faire devant eux et avec eux le point sur le Conseil Consultatif Cantonal qui a été créé à la suite des engagements que j'avais pris durant la campagne des élections cantonales.
Nous en étions en ce début d'année à la quatrième réunion d'un groupe de femmes et d'hommes animé par Josepha Aufrère, ancienne conseillère municipale qui a fait campagne avec moi au printemps dernier, André Cros qui fut longtemps maire adjoint aux affaires économiques et Jean-Pierre Joubert ayant lui aussi fait partie de la municipalité en qualité d'adjoint chargé de la voirie et des grands aménagements et qui a également été président du conseil de village du plateau. Bruno Pfleger est le cinquième animateur de notre petite équipe ; c'est un journaliste de formation et il est notamment chargé de toutes les questions de communication et d'information.
Le C.C.C. un nouveau venu dans le paysage rueillois.
Le Conseil Consultatif Cantonal n'est ni l'émanation d'un parti politique, ni un groupe de contestataires et pas davantage une association classique avec des statuts, une cotisation, etc..
Il réunit des femmes et des hommes libres et indépendants. Nous sommes une trentaine qui partageons le même intérêt à échanger ensemble en vue de proposer et de réagir à l'égard de tout ce qui constitue la qualité de vie à Rueil : les services publics dont nous sommes quotidiennement les utilisateurs. Qu'il s'agisse des écoles, des transports en commun ou des équipements culturels et sportifs, par exemple. Nos réflexions portent aussi sur l'environnement et le cadre de vie. C'est dire notre attachement à tout ce qui fait la richesse, l’attrait et le charme très envié de Rueil.
Cela de façon désintéressée, sans aucune arrière-pensée et en nous mettant à l'écoute des uns, à la disposition des autres et au service de l'intérêt général bien compris, ce qui est un exercice délicat et rendu plus difficile lorsqu'on se fixe de tels buts sans personnel ni moyens tels ceux de la mairie ou du Conseil général.
Nous avons pour seul objectif d'être représentatifs de tous les rueillois en exprimant des avis, en faisant des propositions et en critiquant ce qui doit l'être ou en approuvant ce qui le mérite. Sans complaisance mais avec mesure et toujours d'une manière positive, objective et concrète.
Nous agissons dans la clarté et en équipe.
J'ai demandé avant les vacances d'été un rendez-vous au Maire afin de lui présenter ce processus moderne de participation et de concertation des citoyens. Il nous a reçus et cela sera réédité à chaque fois que nous aurons motif à le faire. Il en a été et il en sera de même avec d'autres interlocuteurs. Nous l'avons récemment fait avec les représentants de la RATP, les techniciens des services du Conseil général, l'ONF, la direction de l'hôpital de Stell et quelques autres.
Afin que chacun puisse se faire une opinion de ce que peut apporter ce Conseil Consultatif dans la vie et le quotidien des rueillois et peut lui-même apporter à la collectivité en nous rejoignant, nous avons rendu compte de nos travaux et réflexions. En considérant que cela pouvait donner l'envie à plusieurs d'entre eux de rejoindre les quatre groupes de travail qui fonctionnent et qui ont été présentés par leurs animateurs.
À savoir:
- le réaménagement de l'ex route nationale qu'est l'avenue de Colmar, la future gare multimodale et son parking, (J. Aufrère)
- les autres projets de réaménagements prévus par le Conseil général sur l'ancienne route nationale numéro 13, l'avenue Paul Doumer/Napoléon Bonaparte, (JP. Joubert).
- les questions d'économie et d'emploi, (A. Cros).
- tout ce qui est en rapport avec les moyens de transport « bus et RER ».
Indépendamment du rendez-vous avec le Maire qui nous a aussi procuré l'occasion de l'interroger sur les constructions en bordure du parc de l'amitié, le devenir de l'ancien commissariat de police, et celui des autres bâtiments communaux qui jouxtent ce parc ainsi que du fonctionnement du nouveau parking Jean-Jaurès, j'ai relaté quelques-unes de nos autres interventions.
-Concernant les travaux d'élargissement du boulevard Solferino. S'agissant d'une route départementale les services du Conseil général ont élaboré un projet qui semblait répondre aux attentes de la plupart des riverains concernés personnellement du fait de l'emprise du projet sur leur propriété. La mairie a fait une contre-proposition qui séduit des riverains de la partie opposée. Il y aura donc une nouvelle enquête publique au cours du second semestre de cette année afin de les départager. J'ai fait savoir les arguments de ceux qui se sont adressés à moi et je les ai remis au Président de l’Assemblée départementale et à ses collaborateurs.
-Après les collèges des martinets et des bons raisins, j'ai proposé et obtenu que l'assemblée départementale décide de très importants travaux au collège Marcel Pagnol. Il a semblé plus raisonnable et préférable de le démolir et de le reconstruire en y ajoutant un gymnase et des équipements modernes et adaptés. Pour des raisons de sécurité et d’organisation de chantier, il faut libérer les lieux pendant deux ans. J'ai demandé que la mairie mette à disposition le terrain du parking de la caserne où les préfabriqués abritant provisoirement l'école maternelle Jean-Jaurès seront prochainement enlevés ainsi qu'un terrain communal rue Jules Parent. Ces deux sites, proches l'un de l'autre d'une centaine de mètres, permettront d'installer des bâtiments provisoires, solution meilleure que celle initialement évoquée qui consistait à répartir les 500 collégiens dans 3 ou 4 collèges de la ville. Les parents d'élèves et les enseignants en ont été les premiers informés et ils se félicitent de cette orientation. J'ai promis aux voisins de l'actuel collège de leur présenter le projet lorsque l'architecte nous remettra les plans définitifs.
-À deux reprises j'ai organisé une réunion avec le directeur régional de l'Office des forêts au sujet des coupes d'arbres dans les bois de Saint Cucufa. Je fais le point sur la question dans le nouveau journal que je publie et qui sera distribué dans les boîtes aux lettres avant la fin de ce mois. Un article rend compte de ces 2 réunions très intéressantes.
-Nous avons aussi posé la question de savoir comment pouvoir organiser des animations et encourager à des travaux utiles sur une partie des terrains achetés et payés par le Département aux Gallicourts, là où un parc naturel urbain a été créé. C’est complexe compte-tenu du financement des dépenses par une taxe qui ne permet pas d'utiliser librement les surfaces acquises. Le dossier est à l'étude et j'espère aboutir au moins en partie
-J'ai reçu au Conseil général trois représentants de la RATP au sujet du service insuffisamment rendu par les autobus desservant plusieurs quartiers éloignés de la gare de RER. Exemples le plateau, les gibets, etc.. J'ai compris qu'il faut « remuer » tous les acteurs et j'organiserai à nouveau une grande journée sur les transports en commun, à la fin de l'année ou au début de l'autre.
-L'annonce de la fermeture des urgences à l'hôpital Stell m’inquiète.
Cette fermeture fragilise notre hôpital dont les projets de partenariat avec la clinique des martinets ne paraissent pas devoir se concrétiser comme cela avait été évoqué. Certes, le même service fonctionnant à l'hôpital Foch de Suresnes a bonne réputation mais il est très éloigné du quartier de Rueil sur Seine, de Buzenval ou de « plaine gare ».
J'arrête-là ce compte-rendu qui a été complété par celui de Josepha Aufrère, de Jean-Pierre Joubert et d'André Cros, compte-rendu dont le nouveau journal déjà cité fera état.
J'ai prolongé cette présentation par une déclaration sur un point essentiel et d'actualité : les projets de construction le long de l'ancienne nationale 13, dans le centre-ville, sur le plateau mont Valérien, qui sont tous annonciateurs de changements profonds ne devant en aucune façon nous conduire vers une population de 100 000 habitants. Je ne crois pas que cela soit l'objectif de la municipalité mais j'ai entendu très récemment ce message incitateur à de nouvelles règles de construction plus denses qu'il nous faut parvenir à contrôler et à limiter. Sachez que cela fait partie des sujets de réflexion de notre Conseil Consultatif.
Nous sommes opposés à une densification excessive de Rueil.
En effet, il s'agit de ce qui nous préoccupe le plus actuellement, à savoir des possibilités de dérogation aux règles et aux limites d'occupation des sols telles qu'elles figurent dans les plans d'urbanisme pourtant publiés et applicables. Il en résulterait, je le crains sincèrement, des constructions excessives, non désirées et c'est ce qui m'a conduit à poser un certain nombre de questions en rapport avec le « grand Paris » et la contrepartie des nouvelles gares et des nouvelles lignes de métro annoncées. Je n'ai pas encore reçu de réponse aujourd'hui et je m'en inquiète.
Je voudrais notamment connaître comment seront répartis les milliers de nouveaux logements devant être contractuellement construits tous les ans dans le département des Hauts-de-Seine. Sans une véritable information préalable et peut-être même sans concertation avec les habitants, je le redoute.
Les propos qui ont été tenus ces derniers jours et qui annoncent une probable possibilité de surdensité à hauteur de 30 % des coefficients d'occupation des sols ne sont pas pour me rassurer. C'est un dossier que nous allons suivre, en toute objectivité, dans la transparence et sans complaisance.
Je suis conscient de la nécessité de devoir construire les logements qui font défaut mais je ne voudrais pas qu'ils soient réalisés n'importe comment et que l'on réédite les erreurs qui ont été commises dans les années 50 et 60, erreurs qui ont conduit à ces ghettos nécessitant aujourd'hui la démolition ici d'un immeuble de grande hauteur, là d’une tour, ailleurs d'une barre. Ne renouvelons pas les mêmes fautes par des densités excessives et des constructions de grande hauteur que les rueillois rejettent et refusent.
Nous voulons savoir ce qui accompagnera l'annonce des nouvelles gares depuis qu’une déclaration officielle nous a appris que les projets de constructions nouvelles en rapport avec « le grand Paris » et les nouveaux réseaux de transport et d'implantation de gares supplémentaires étaient assortis de la prévision de 11 600 logements à réaliser chaque année dans notre département.
Mes inquiétudes légitimes et partagées par mes amis, tiennent au fait que ces 11 600 logements à construire ne pourront l'être que dans quelques communes seulement puisque la plupart des villes du « 92 » et notamment celles qui jouxtent Paris sont urbanisées et construites à 99 %, voire davantage. Prévoir l'édification de 11 600 logements annuellement conduirait à les implanter là où il reste des terrains et des possibilités d'urbanisation. Vous devinez comme moi que Rueil est des plus exposée ! Or cette ville de Rueil que nous aimons et à la transformation de laquelle j'ai participé avec d’autres, mérite d'être protégée et de demeurer la ville bien équilibrée qu'elle est aujourd'hui. Pour y parvenir, il importe que le chiffre de 80 000 habitants récemment dénombrés et qui correspond à un maximum raisonnable ne soit pas dépassé. Certes, on nous dit que « le grand Paris » sera synonyme de nouveaux moyens de transport mais je ne voudrais pas que l'on sacrifie le présent (le service très insuffisant des bus desservant les quartiers éloignés de la gare) pour des projets encore imprécis et qui risquent d'être revus à la baisse et retardés, réduits ou abandonnée du fait de la crise qui rendra plus difficile encore leur financement et la programmation des nouvelles gares annoncées.
Une conclusion en forme d'invitation...
J’ai conclu mon intervention en lançant une invitation à rejoindre le Conseil Consultatif Cantonal afin que nous en fassions ensemble un porte-parole éclairé, objectif, constructif et représentatif, méritant d'être reconnu et entendu comme tel par la municipalité et les pouvoirs publics. J.-C Caron
En bref.
- le deuxième numéro de mon nouveau journal (qui fera état de cette soirée animée, amicale et très chaleureuse) sera avec d'autres informations qui vous intéresseront, distribué dans les boîtes aux lettres avant les prochaines vacances scolaires d'hiver. Dites-moi ce que vous en penserez.
- le CCC est résolument indépendant de tous les partis politiques et chacun d'entre nous y tient beaucoup. C'est la raison pour laquelle nous allons poursuivre nos travaux et réflexions mais nous ne ferons pas de déclarations publiques ni ne tiendrons des réunions ouvertes à tous avant la fin du mois de juin prochain. Ce faisant nous respecterons une totale neutralité en ne nous exprimant pas publiquement durant les campagnes des élections présidentielles et législatives.
-si vous voulez en savoir plus sur les travaux du Conseil Consultatif mais aussi sur nos interventions et nos démarches ou bien encore sur les principales décisions prises par le Conseil général, je vous encourage à suivre de très près les mises à jour de mon blog. Sachez aussi que vous pouvez en obtenir la copie sur papier. Il s'agit du blog « avecjccpourrueil ».
- je rappelle les permanences que je tiens tous le samedi matin près de la mairie de Rueil, au pavillon Manet. Vous pouvez demander et obtenir très facilement et rapidement un rendez-vous en téléphonant à mon assistante au 01 47 32 65 05 ou en m’envoyant un message à caron.jc@voila.fr Je peux aussi vous recevoir à l'hôtel du Département à Nanterre. Il vous faut alors téléphoner au 01 47 29 36